
Québec, le 20 février 2020– Répondant à l’appel aux actions décentralisées du Collectif du 20 février et du RÉPA-03-12 en faveur d’une transition écologique qui soit porteuse d’une plus grande justice sociale, des citoyennes et citoyens de Limoilou, membres du Mouvement pour une ville Zéro Déchet ont fait un piquetage symbolique ce matin devant l’Hôpital L’Enfant-Jésus du CHU de Québec.
Selon le Mouvement pour une ville Zéro Déchet l’incinérateur de Québec est le symbole par excellence des inégalités sociales et environnementales à Québec. Il est situé dans un secteur où la population avoisinante, en raison de ses conditions socioéconomiques (plus pauvre, plus âgé, plus vulnérable), a une espérance de vie à la naissance, un taux de mortalité prématurée et un taux de prévalence des diagnostics de maladies pulmonaires chez les 35 ans plus significativement plus élevé que celui du reste du Québec. Depuis 40 ans, cette population est soumise aux rejets polluants toxiques (dioxines, furanes, mercure, chlorobenzènes et autres) de cette usine, ainsi qu’aux émanations de particules fines émises par les milliers de camions lourds transportant les matières résiduelles de tous les résidents de l’agglomération de Québec vers cette installation. L’incinérateur est également le principal émetteur corporatif de gaz à effet de serre de la Ville de Québec, celui-ci émettant une quantité d’oxydes d’azote équivalente à ce qu’émettraient environ 60 000 voitures particulières faisant 20 000 km par an.
En tenant aujourd’hui une ligne de piquetage symbolique devant l’entrée principale de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus, le Mouvement pour une ville Zéro Déchet invite la direction du CHU de Québec à suspendre son projet d’achat de vapeur de l’incinérateur tant que l’incinérateur ne peut démontrer qu’il peut opérer sans risque pour la santéde la population du centre-ville. Selon le Mouvement, les niveaux de dépassements d’émanations toxiques de juin 2019 démontrent que la Ville de Québec n’est pas encore en mesure de le faire.
La gestion des matières résiduelles : un test pour la transition énergétique
« Brûler des déchets pour produire de la vapeur n’a absolument rien de renouvelable », rappelle Jean-Yves Desgagnés, un de porte-parole du Mouvement pour une ville Zéro Déchet, en faisant référence au projet de vente de vapeur de la ville Québec au CHU de Québec. Selon le Mouvement pour une ville Zéro Déchet, tant que la Ville considérera les matières résiduelles comme des ordures qu’il faut brûler afin d’en réduire le volume et de façon secondaire en faire de la valorisation énergétique, elle sera toujours à la recherche de solutions technologiques onéreuses qui peuvent s’avérer hasardeuses à l’usage.
Selon Marcel Paré, un autre membre du mouvement, « des milliers de tonnes de verre, de métaux et d’autres ressources nobles prennent la direction de l’incinérateur, des matériaux de valeurs, des ressources irremplaçables. Tous les jours, des matériaux impossibles à incinérer sont dirigés vers l’incinérateur et ceux-ci affectent négativement ses performances. Le tri avant l’incinération permettrait une réutilisation socialement utile, économiquement rentable et écologiquement sensée de ces précieuses ressources. L’incinération est un outil qu’il faut restreindre et qui doit être réservée aux déchets ultimes ».
Le Mouvement presse la ville de faire mieux en matière de gestion des matières résiduelles. Selon lui, pour y arriver et il faut clairement viser, progressivement, la fermeture d’un, deux, trois fours de l’incinérateur. L’an dernier la ville a présenté son Plan de mise en œuvre (PMO) du nouveau Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles, tel qu’exigé par la loi québécoise. Ce plan est intitulé Vision 2018-2028 pour une saine gestion des matières résiduelles. Il est ambitieux et inclut de nombreuses mesures intéressantes selon le Mouvement. Le Mouvement déplore cependant le surplace fait sous l’administration Labeaume en matière d’Environnement, puisque plusieurs de ces mesures étaient déjà prévues, il y a presque 15 ans, dans le Plan de gestion des matières résiduelles de 2004. Rappelons que ce plan prévoyait la fermeture l’incinérateur en 2024.
Le Mouvement pour une ville Zéro Déchet invite ses sympathisantes et sympathisants à participer au grand rassemblement pour la justice sociale et climatique qui clôturera la journée d’actions, de 16h à 18h sur le Parvis de l’église Saint-Roch.
Le 20 février est la Journée internationale de la justice sociale.
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Québec, le 16 avril 2019 – Le Mouvement pour une ville Zéro déchet, à l’origine d’une demande de commission du BAPE sur le projet de Centre de biométhanisation de l’agglomération de Québec (CABQ), se réjouit de l’appui obtenu ce matin du député de la circonscription Jean- Lesage. Un appui faisant suite par ailleurs à celui des conseils de quartier Maizerets, de St-Roch, de l’Aéroport : trois instances consultatives de la Ville de Québec.
Québec, le 6 février 2019 – Les membres du Mouvement pour une ville Zéro déchet réclament de toute urgence la tenue d’un Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) au sujet de la construction du Centre de biométhanisation de l’agglomération de Québec, un projet de 124,5 M$ qui doit voir le jour dans le quartier Maizerets, à Limoilou. Le groupe accuse la Ville de Québec de manquer de transparence et de faire la sourde oreille face aux inquiétudes des citoyens du secteur qui redoutent les impacts du projet sur l’environnement et la santé publique.
Ayant pris du retard dans la mise en place de mesures permettant d’atteindre les objectifs de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles, notamment de récupérer 60 % de ses matières organiques, la ville de Québec s’apprête à construire l’un des plus importants et complexes centres de traitement de la matière organique en développement en Amérique du Nord
Québec, le 12 novembre 2018 – La Ville de Québec doit adopter un plan de fermeture graduelle de son incinérateur. Telle est la réaction du Mouvement pour une ville Zéro déchet suite à la
Québec, le 24 octobre 2018. – Un récent rapport de la Commission de l’écofiscalité du Canada mettait en lumière l’importante production de déchets du Canada. À travers le pays, le Québec serait la 2e moins bonne province pour la quantité de déchets générée par rapport à son produit intérieur brut (PIB). Le Mouvement pour une ville zéro déchet, avec la collaboration des AmiEs de la Terre de Québec, profite de la Semaine québécoise de réduction des déchets pour tenter de convaincre la ville de Québec de faire mieux en matière de gestion des matières résiduelles. Le Mouvement tient ce soir une conférence ayant pour titre «les stratégies zéro déchet et les alternatives à l’incinération des matières résiduelles».

Québec, le 22 avril 2018 – Célébré pour la première fois le 22 avril 1970, aujourd’hui, plus d’un milliard de personnes dans 193 pays passent à l’action chaque année dans le cadre du Jour de la Terre. Au fil des ans, le Jour de la Terre est devenu le mouvement participatif en environnement le plus important de la planète
